"Les yeux fixés sur Jésus-Christ, qui est à l'origine et au terme de la foi" He 12,2

Histoire de la paroisse

Une paroisse pour le Chesnay et Rocquencourt : un bref historique

D’abord quelques photos !

La première église du Chesnay et de Rocquencourt – Une seule paroisse

Si l’église saint Germain n’a guère plus de deux siècles, son appellation remonterait au XII°, époque où l’abbé Foulque de Saint Germain fit l’apport d’un terrain pour y construire une église. Elle faisait peut-être suite à un ancien édifice dédié à Saint-Pierre, ainsi qu’à une église Saint Antoine du Buisson, placée sous la protection de Saint-Antoine l’Égyptien. C’est ce Saint-Antoine là, père du monachisme chrétien, qui a donné son nom au chemin – devenu boulevard – et à la porte longeant les propriétés royales.

Ces édifices ont disparu, de même que l’église dédicacée en 1655. Cette dernière abritait une relique de Saint Germain, tirée en 1639 de la chasse du saint, en présence de Louis XIII.

Consacrée le 28 février 1805, l’église actuelle a été construite aux frais de Jean-Baptiste Caruel, pour une population de 400 âmes. En 1811 elle devient l’église commune du Chesnay et de Rocquencourt. En signe de cette réunion, l’une des cloches de Rocquencourt, bénite en 1672 sous le vocable de « Jeanne », a été transférée en 1813 dans le clocher de Saint Germain.

L’église, agrandie en 1857, endommagée en 1944, a été restaurée par la municipalité et rendue au culte en 1953. Elle a bénéficié d’importants travaux d’embellissement et de rénovation en 2011, financés par les Mairies du Chesnay et de Rocquencourt, ainsi que par les apports des communautés ecclésiales.

À la fin du XIX°, sa dimension ne lui permettait plus de répondre aux besoins d’une population en rapide expansion.

Saint-Antoine – Deux paroisses

Le Chanoine Charles Boissis reçu donc en 1894, la mission de construire une nouvelle église, ce qu’il fit sans tarder puisque la première pierre fut posée dès 1897. La bénédiction intervint en 1900, trois ans avant l’achèvement du clocher. Dans ses mémoires, mises en lumière par le Père Vénard, le chanoine Boissis relève cette célérité quasi miraculeuse et veut  y voir l’intervention de Saint-Antoine de Padoue !

Il faut dire que le Pape Léon XIII souhaitait promouvoir en France, la vénération du saint qui avait parcouru le pays dans les années 1220. Envoyé par le Pape, Don Locatelli prêtre à Padoue, rencontra donc l’Évêque de Versailles pour l’encourager à construire un lieu de culte dédié à Saint-Antoine. Il fit en faveur de ce projet, un don de 10 000 francs, aussitôt utilisé à la construction d’une chapelle provisoire de 130 places. Des reliques du saint y furent installées et bientôt les pèlerins et les donateurs affluèrent. La somme nécessaire à la construction fut ainsi recueillie dans des délais particulièrement brefs.

En 1910, la population s’était encore accrue du fait du morcellement des terrains opérée par la Société du Plateau et de l’arrivée du Collège Saint-Jean. Cela mettait en question le maintien de l’église Saint-Germain comme seul pôle paroissial. Le chanoine Boissis obtint alors la partition de la paroisse. Pour la prononcer, Mgr. Gibier, Évêque de Versailles choisit  la date du 20 octobre 1910, jour même de la bénédiction des cloches, nommées Marie, Marie-Antoinette, Marie-Anastasie et Félicienne.

Une soixantaine d’années plus tard, la construction de Parly II imposa de nouvelles évolutions.

Notre-Dame de la Résurrection

Les 90 hectares de terrains nécessaires aux premières constructions de Parly II furent acquis le 26 juin 1964. Les Demoiselles Poupinet y mettaient une condition : la construction d’une église.

Il fallait quelqu’un pour porter ce projet architectural et pastoral, avec le rude défi d’accueillir un millier de nouveaux fidèles. La tâche incomba au Père René Donval, précédemment fondateur de Notre-Dame de Beauregard à La Celle Saint-Cloud et antérieurement vicaire au Chesnay de 1953 à 1959.

L’église fut réalisée sur les plans de M. Balick. Ce dernier s’est référé aux prescriptions du Concile Vatican II, alors toutes récentes. Il a ainsi voulu conférer à l’édifice,une « noble beauté », « pour qu’il se prête à l’accomplissement des actions liturgiques et favorise la participation active des fidèles ».  La voûte plissée en étoile autour d’un puits de lumière devait symboliser la couronne d’épines ceignant le front du Christ.

L’église fut bénite le 20 décembre 1970, tandis que le père Donval poursuivait la constitution de la communauté en s’appuyant sur une équipe de laïcs.

Au Père René Donval, succéda le Père André Borioli, puis le Père Albert Guimbert. Celui-ci se souvient de l’ardeur et de l’énergie ainsi déployé par le fondateur qui avait mis au point une méthode de formation fondée sur ses « cahiers bleus » et « cahiers verts ». Il se souvient aussi que N-D de la Résurrection a accueilli par trois fois les équipes du « Jour du Seigneur », pour la messe télévisée.

En 1987, Mgr. Simonneaux, Évêque de Versailles a demandé aux deux curés du Chesnay, Albert Guimbert et André Vénard, d’accueillir à l’église Saint Germain, les célébrations selon le rite « de Saint Pie V ». Actuellement, l’Association publique de laïcs Saint-Charles Borromée, y assure des célébrations selon la forme extraordinaire du rite.

Au départ du Père Albert Guimbert en 1992, le Père Jacques Pied, successeur à Saint Antoine du Père André Vénard, demeura l’unique curé du Chesnay et de Rocquencourt.

Un tournant

Cette situation, présumée durable, appelait à un renouveau.

S’appuyant sur la notion de « sacerdoce commun des fidèles » définie par les textes conciliaires, le Père Pied entreprit donc de faire participer des laïcs à une vaste réflexion sur l’avenir. Remises à l’évêque de Versailles, Mgr. Thomas, les propositions ainsi émises, débouchèrent en 1994, sur la création d’une équipe pastorale unique, présidée par le curé. Les membres étaient membres de droit du Conseil Pastoral. La lettre de mission de cette équipe la  définissait comme « solidairement responsable » et précisait que « La communion vécue entre les membres de l’équipe est la base de la communion ecclésiale des paroisses ».

À l’heure actuelle, le Père Mathieu de Raimond, curé du Chesnay et de Rocquencourt, peut s’appuyer sur un Conseil Pastoral d’Évangélisation d’une dizaine de membres se réunissant quatre fois par an et sur  une Équipe d’Animation Paroissiale de cinq membres, constitués de fidèles laïcs appelés par lui et nommés par l’Évêque pour une durée de trois ans, afin de partager la charge pastorale des prêtres.

Le curé reste bien entendu décisionnaire dans cette animation qui permet d’offrir à tous les paroissiens dans leur diversité sociale et culturelle, des propositions d’évangélisations adaptées. Le billet bimensuel est rempli de ces offres, parmi lesquelles on doit citer le jeûne paroissial, le chemin de croix dans les rues et la présence chrétienne à Noël dans le centre commercial…

 

Recueilli par Philippe de Pompignan.

Remerciements :

– Au Père Albert Guimbert pour avoir livré quelques-uns de ses souvenirs,

– au service des archives diocésaines qui conserve de précieux documents historiques,

– à Mme Ginette Guyomard, pour avoir ouvert sa collection des « Annales du Chesnay » et ses albums de cartes postales. 

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